Vern et vous

Mot du maire

Didier Moyon

Pour une rentrée fraternelle et solidaire

Chers(ères) Concitoyennes et Concitoyens,

Depuis que le monde est monde et que la société s’est organisée, nous avons, avant et après nous, des générations qui se succèdent. Au fil du temps, nous devenons adultes et comprenons que nous avons la responsabilité d’accueillir et d’éduquer nos enfants en toute conscience et, au même titre, que nous devons nous occuper de nos parents quand l’âge avance et que la décroissance de l’autonomie devient une réalité quotidienne.

Les bulletins communaux des années 1914 à 1918, encore présents sur les étagères de notre mairie, nous relatent les horreurs de la guerre mais aussi les solidarités familiales, d’amitié et de camaraderie qui existaient et firent à nouveau la fierté de toutes celles et ceux qui se battirent contre le populisme, le nazisme et la xénophobie des années 1939-1945.

Nous avons, de ces périodes, dont nous avons du mal à imaginer la violence, pris l’engagement de construire une Europe fraternelle. Avec les « Trente Glorieuses », la société s’organisait en cellules familiales uni-générationnelles dans l’intense spirale de la consommation et trop souvent au détriment de notre environnement. 

Aujourd’hui, avec un accroissement important de notre population mondiale et des disparités beaucoup trop prégnantes entre les Humains de cette terre, nous avons à faire face à de nouveaux combats, de nouveaux défis. Que chaque Homme et chaque Femme puisse vivre de façon apaisée sur son territoire sans persécutions et sans l’obligation d’errer sur mer et sur terre.

C’est dans cet esprit de Fraternité entre les générations et les personnes en souffrance que nous revendiquons notre action municipale :

> Il en est ainsi de la cohérence entre les nouvelles constructions dans l’îlot du Clos d’Orrière, la proximité pour nos aînés du centre bourg, le projet de maison HELENA, les activités hebdomadaires et la mise en place d’un véritable service communal d’accompagnement du vieillissement. Il est aussi, et malheureusement, de notre devoir de dénoncer l’attitude de certains dans leur refus d’accompagnement de leurs parents, laissant à la puissance publique et aux services sociaux une fraternité et une affection tant attendues.

La fraternité communale se décline aussi par l’accueil de trois familles syriennes, réfugiées de la guerre dans leur pays et de quelques Soudanais et Afghans fuyant les persécutions. 

> Dans tous les chapitres de notre action, nous voulons, aussi, sur notre commune, faire de la Solidarité, de la Fraternité et de la défense de l’intérêt général, les trois piliers essentiels de la vie vernoise et savons pour cela compter sur toutes les Vernoises et tous les Vernois.  

> Cet intérêt général se décline par les actions que nous concrétisons ensemble dans les quartiers, par des jeux pour enfants (Solidor), des aménagements d’essai de régulation de circulation (rue de Châteaubriant), un grand parking d’entrée de ville (Chalotais) et, de façon plus globale, par l’évolution mesurée de notre commune.

> Nous savons aussi que le développement durable de notre terre, y compris vernoise, passe par une moindre consommation des terres agricoles et la protection de nos ressources. Cette prise de conscience collective entraîne une réécriture de l’urbanisation de notre commune et nous savons combien ce point est sensible. Nous ne voulons pas « bétonner » notre commune mais devons préparer son devenir pour l’accueil des générations futures. Bon nombre de Vernois l’ont bien intégré en découpant leur propriété en plusieurs parcelles.  

Très bonne rentrée à toutes et tous de FRATERNITE et de SOLIDARITE.

Bien cordialement,

Didier Moyon